Des mesures de stock de carbone organique dans le sol ont été effectuées sur la plateforme béarnaise afin de confronter les estimations faites au début des essais il y a 10 ans à la réalité. Les données serviront à mettre à jour le modèle AMG, utilisé dans la méthode Label bas carbone-Grandes cultures.

Un des objectifs des systèmes innovants expérimentés dans Syppre est de préserver la fertilité des sols, et notamment le stock de carbone organique qui y est contenu. Selon les situations de productions rencontrées dans les essais et les leviers mobilisés (couverture en interculture, PRO, cultures à fortes restitutions de résidus, réduction du travail du sol), le stock de carbone organique peut être accru ou maintenu. Une autre possibilité est que la vitesse de déstockage de carbone soit réduite. Différentes variables entrent en ligne de compte pour expliquer cela, et notamment la quantité initiale de carbone présente dans le sol.
Un sol naturellement riche en matière organique
Dans le Béarn, la parcelle est un sol dit de « Touyas » ou encore terres noires humifères. C’est un sol profond limoneux argileux, avec un réservoir utile important et 4% de matière organique. Lors de la caractérisation initiale de la parcelle, le stock de carbone organique a été mesuré à 96 tC/ha. C’est une valeur importante : l’hypothèse formulée est qu’un stockage additionnel de carbone dans un sol déjà très rempli est peu probable.
Pourtant, lors de la sélection des systèmes de cultures à expérimenter au champ, des modélisations d’évolution du stock de carbone final ont été faites avec le modèle AMG. Les résultats obtenus montraient alors un stockage additionnel de carbone possible.
De nouvelles mesures grâce au projet AMG Lab
Afin de confronter les estimations à la réalité, et alors que les systèmes arrivent en fin de rotation, de nouvelles mesures du stock de carbone ont été faites en mars 2026. Ces mesures, réalisées avec le soutien du projet AMG Lab visant à mettre à jour le modèle, devraient renseigner sur la capacité réelle des systèmes testés à stocker du carbone additionnel dans les sols et à tendre ainsi vers la neutralité carbone. Dans le même objectif, des mesures ont également été faites sur la plateforme picarde en janvier 2026. Les résultats sont attendus pour 2027.







