Un début de campagne difficile, fortement perturbé par les excédents pluviométriques

Article publié le 1 avril 2020

Entre le 20 octobre et le 10 mars, il est tombé 460 mm contre 240  en moyenne. C’est un record historique depuis l’ouverture de la station météo d’En Crambade (31) en 1985. Les conséquences de cette météo sont nombreuses aux plans de l’installation des cultures et de la gestion des intercultures. Voici quelques exemples :

Conséquences des pluies
Dans les blés semés tardivement (janvier), la substitution du glyphosate pour détruire les ray-grass levés dans l’interculture par des interventions mécaniques n’a pas permis d’obtenir un résultats satisfaisant. De nombreux repiquages sont aujourd’hui « indestructibles » dans la culture.
Rigoles érosives en parcelles de blé et de pois.
Les pluies ont généré de nombreuses mouillères
Les mouillères et résurgences provoquent de nombreuses zones d’hydromorphie qui vont impacter plus ou moins le rendement.
L’humidité du sol va demander une vigilance accrue
Bon développement du couvert de féverole + moutarde blanche dans l’interculture avant tournesol. L’humidité du sol et l’enherbement en graminées vont nécessiter une vigilance accrue sur les modalités de destruction.
Conséquence des pluies : une irrégularité du couvert
Du fait de l’irrégularité du couvert, les relevés floristiques mettent en évidence des zones avec un couvert dense et développé avec peu ou pas de ray-grass présents. Par contre, beaucoup de ray-grass là où le couvert fait défaut.
Forte présence de mouillères du fait de la météo des derniers mois
La présence de mouillères qui vont mettre du temps à se ressuyer impacte également sur le semis des premières cultures de printemps

Avec le ressuyage du sol de ces derniers jours, les travaux agricoles ont repris : destruction du couvert, reprises pour les semis de printemps, semis du pois chiche, …

Voir toutes les actus de la région.

Etat des colza et pois à la sortie de l’hiver

Article publié le 12 mars 2020

A la sortie de l’hiver, les pesées de biomasses ont été réalisées dans les colzas le 12 février.

  • Pour le colza semé début août, la biomasse est de 1,18 kg/m² (contre 1,56 kg/m² en entrée hiver).
  • Pour le colza semé fin août, la biomasse est de 0,590 kg/m² (contre 0,305 kg/m² en entrée hiver).

Lors de ces prélèvements, il a été observé des larves de charançons du bourgeon terminal ainsi que des larves d’altises uniquement dans le colza semé tardivement, qui pour rappel a reçu 2 insecticides de protection contre ces parasites. Quant au colza semé précocement et associé aux féveroles plus lentilles, il n’a pas été observé de dégâts de larves. A signaler : ce colza n’a reçu aucune protection à l’automne.

Suite à ces prélèvements, un premier apport d’azote de 60 unités a été réalisé le 14 février uniquement sur le colza semé tardivement pour le « booster ».

Les pois d’hiver sont bien installés malgré les conditions complexes de semis avec une population de 107 pieds / m² plutôt homogène. Ils présentent un bon état sanitaire.

Que ce soit en colza ou pois d’hiver les désherbages d’automne ont un résultat assez satisfaisant.
Sur colza, on constate la présence de véroniques, peu nuisible au colza mais en grande quantité dans certaines parcelles. Avant le stade montaison, si les conditions le permettent, un passage de bineuse sera réalisé.
Les pois d’hiver sont très propres, il est observé quelques levées de fumeterres (stade cotylédons) qui seront gérés dès le retour de conditions meilleures soit avec un herbicide soit avec la herse étrille.

Des ateliers sur l’observation du sol

Article publié le 4 mars 2020

Terres Inovia, avec la participation d’Agro Transfert, organise, sur la plateforme Syppre Picardie, une demi-journée pour apprendre à mieux observer son sol pour obtenir un colza robuste, le 2 avril 2020.

Ces ateliers sont gratuits. Vous pouvez vous inscrire sur wezevent (https://www.weezevent.com/observer-son-sol-pour-obtenir-un-colza-robuste).

Différents ateliers seront organisés : le test bêche, le mini-profil 3D, la pénétrométrie et une comparaison de techniques d’observation des vers de terre.

Colza : quel bilan à la sortie de l’hiver?

Article publié le 27 février 2020

Sur les parcelles des agriculteurs partenaires des plateformes Syppre, les colzas implantés à l’été 2019 se révèlent sains et robustes.

Sur les 43 parcelles pilotées par les agriculteurs, l‘enjeu principal est de réussir la levée avant le 1er septembre (voire début septembre pour les sols légers)  pour mettre en place des colzas robustes, faisant preuve de résilience face aux agressions multiples et face aux écarts climatiques.

Etre prêt à semer tôt

L’automne a été très favorable à la croissance des colzas à partir du 25 septembre. Malgré les températures élevées entre la levée et 4 feuilles, les colzas levés précocement résistent très bien, leur croissance est de meilleure qualité qu’en 2018. Mais le déficit de pluies lors des premiers semis de colza a entraîné souvent des travaux en sol sec, l’absence de travail est à privilégier dans ce contexte climatique en sols bien structurés. La grande majorité des parcelles sont levées au plus tard le 25 août. Les levées plus tardives, début septembre, concernent les colzas semés fin août en milieu limono-sableux.

Un conseil : anticiper les interventions

Il est nécessaire d’anticiper (dans l’interculture précédent celle du colza) les interventions profondes pour implanter un colza ou alors d’intervenir très tôt après une récolte précoce. Il est indispensable d’être prêt à semer tôt et se montrer réactif lors de prévisions de pluies. Etant donné les températures estivales élevées, l’assèchement est rapide et intense, il convient donc d’éviter les travaux tardifs, proches du semis pour que le colza profite au maximum des quelques millimètres disponibles.

Une fertilisation azotée précoce et une quasi-absence d’insecticides

Le comportement du colza en entrée d’hiver est excellent, même en sol argilo-calcaire superficiel. Dans ces situations pédologiques, une fertilisation azotée et phosphatée précoce a été fréquente (30 unités d’azote au plus tard fin août en plein, ou en localisé quand c’est possible ). La qualité des croissances automnales a permis de limiter les interventions contre les insectes d’automne, adultes et larves. Ainsi, 72% des parcelles n’ont pas reçu d’insecticide de la levée à la sortie hiver.

Une lutte nécessaire contre les adventices

De nombreuses parcelles ont été protégées contre les dicotylédones, en décembre. Les levées tardives d’adventices (octobre) et leur croissance très modérée ont permis ces interventions tardives dans un contexte de faible pression. Les interventions anti-graminées ont souvent été très précoces (repousses de céréales).

Ainsi, les plantes sont dans l’ensemble saines (pétioles), sans larves dans le cœur de la plante. L’objectif est d’obtenir, en avril, des parcelles propres, avec au moins 85 % de plantes saines et des poids frais aériens supérieurs à 4 000 gr/m² en sols superficiels et 4 500 à 4 000 gr/m² en sols plus profonds.

Pas simple de se passer du glyphosate avant betterave en TCS

Article publié le 14 février 2020

L’objectif est a été fixé de se passer du glyphosate sur l’ensemble des plateformes expérimentales Syppre. En Champagne, des difficultés ont été rencontrées avant betterave. Deux conduites différentes sont réalisées sur la plateforme : une première avec labour, et une seconde en techniques culturales simplifiées, avec un travail localisé au strip-till.

Malgré une intervention au glyphosate en 2019, des graminées et vivaces se sont rapidement installées après le semis

En Champagne, sur la campagne 2019, la réalisation d’un labour fin janvier, suivie d’une préparation de sol avec un ensemble herse rotative-corskill-croskillettes avait permis une implantation dans de bonnes conditions sans avoir recours au glyphosate. Pour les modalités avec un semis combiné au strip-till, la stratégie retenue avait été de répéter des opérations de déchaumage, notamment en cours d’hiver, sur gel, pour tenter de contrôler les adventices. Pour la modalité positionnée après orge de printemps, le choix avait même été fait d’implanter une moutarde tardivement afin de se laisser le temps de réaliser des faux semis, et de positionner une espèce concurrentielle vis-à-vis des repousses d’orge très vigoureuses. Mais les parcelles s’étaient resalies à la sortie de l’hiver. Une intervention au glyphosate avait été jugée nécessaire juste avant le semis de betterave. Malgré cela, la pression importante en adventices, et la problématique montante de la gestion des vivaces en TCS sur la plateforme avaient conduit à un re-salissement très rapide après le semis :

Cette année, avec une conduite similaire, un salissement en graminées repose la question : faut-il tenter un travail superficiel au risque de dégrader la qualité d’implantation ou intervenir avec un anti-graminée en post-semis ? « Avec un travail superficiel préalable, le risque est de faire travailler le strip-till sur une surface insuffisamment ré-appuyée » souligne Pascal Amette, délégué régional ITB Champagne. « Cela peut former de la terre fine et des billons, dégradant fortement la qualité de semis ». La seconde solution consistant à implanter la betterave après passage du strip-till et d’employer un anti-graminée. Cependant, cette possibilité n’est à considérer uniquement si les graminées correspondent à des repousses de céréales, ou des graminées sans risque de résistance et avec un développement restreint. Dans le cas où des dicotylédones et des ray-grass ou vulpins avec risque de résistance seraient présents, le glyphosate semble être la seule solution convenable pour permettre un travail satisfaisant du strip-till et une bonne implantation des betteraves.

Un salissement en graminées avant betterave pose la question de la stratégie à déployer dans une ambition « 0 glyphosate »

Exceptionnel : des semis de céréales ultra tardifs à suivre de près

Article publié le 31 janvier 2020

A l’image de ce qui se passe pour un grand nombre d’agriculteurs de la région, les semis des céréales d’hiver sont cette année très perturbés par la météo.

céréales en semis différé
Parcelle semis différé : enherbement avant le semis

Sur la plateforme #SyppreLauragais, pour 2 des 3 modalités en blé du système innovant, il avait été décidé de différer la date de semis des céréales au-delà de fin octobre pour mieux répondre aux objectifs de réduction des risques liés aux bio-agresseurs (ray-grass, pucerons, …).

Du fait des conditions climatiques très humides en novembre et décembre (200 mm au lieu de 105 en moyenne), il a fallu attendre mi-janvier pour réaliser le semis.

Parcelle de céréales en semis direct le 30 octobre
Parcelle semée en direct le 30 octobre

Sur ces parcelles, des levées plus ou moins importantes d’adventices (essentiellement ray-grass) se sont installées dans l’interculture et il sera probablement très difficile de les contrôler efficacement par des moyens mécaniques avant semis (objectif 0 glyphosate). De nombreux « repiquages «  de plantes sont déjà observables.

De même, en pois protéagineux, les conditions climatiques n’ont pas permis de semer du pois d’hiver et le choix a été fait de passer en pois de printemps semés également mi-janvier sur la plateforme.

Bilan des cultures intermédiaires en Champagne

Article publié le 27 janvier 2020

A l’issue de la moisson 2019, les CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges A Nitrate) ont été implanté le 1er août pour les semis précoces (sur un seul  déchaumage) et le 6 septembre pour les semis plus tardifs (suite à plusieurs déchaumages pour gérer les repousses d’orge de printemps).

Le développement des CIPAN est en général assez homogène et vigoureux (quelques orages après le semis) dans les premiers semis mais très lent et faible pour les implantations de septembre.

Avant  destruction, le 13 novembre, des prélèvements ont été effectués afin de mesurer les biomasses de chaque parcelle. Les échantillons sont pesés pour obtenir les biomasses fraiches. Puis ils sont passés en étuve pour calculer le taux de matière sèche, enfin un échantillon est confié en laboratoire du LDAR pour déterminer la teneur en azote.

La destruction des CIPAN a été réalisée le 22 novembre avec à l’avant du tracteur un rouleau hacheur suivi de disques gaufrés SOPEMA et à l’arrière un déchaumeur Köckerling Trio équipé de dents de scalpage travaillant superficiellement.

Début janvier (sur sol gelé), les parcelles conduites en TCS et notamment les futures betteraves implantées au Strip-Till, ont nécessité un passage complémentaire de déchaumeur type vibroculteur afin de gérer les repousses de blé. Dans le cadre de l’évolution de la réglementation sur l’usage du Glyphosate, il apparaît nécessaire d’adapter les pratiques culturales pour gérer la flore adventice différemment dans les parcelles implantées au Strip-Till.

Des Reliquats Sortie Hiver (RSH) seront réalisés sur chaque parcelle début février.

Cultures industrielles : réduire l’usage des intrants en maintenant les marges

Article publié le 15 janvier 2020

Les plateformes Syppre picarde et champenoise s’inscrivent
dans un territoire où les cultures industrielles occupent une
place importante. Elles partagent des enjeux communs :
expérimenter des systèmes innovants maintenant la productivité
et la rentabilité des cultures tout en diminuant l’IFT et l’usage de
fertilisants minéraux.

cultures industrielles
Dans le système innovant expérimenté sur la plateforme picarde, l’azote est bien valorisé par le colza associé positionné après un pois de conserve.

Les contextes pédoclimatiques de la Champagne et de la Picardie sont bien différenciés. Les sols de craie dominent pour la première et les limons profonds pour la seconde. On y cultive la betterave dans les deux cas, ainsi que la pomme de terre et les légumes de conserve pour le Santerre. Ces systèmes à haute valeur ajoutée doivent répondre à des exigences de quantité et de qualité importantes, qui imposent généralement de hauts niveaux d’intrants.

La faible capacité de minéralisation des sols crayeux renforce cet effet, amenant la plateforme champenoise à viser un objectif spécifique de baisse de 50 % de l’utilisation d’intrants minéraux azoté.
Dans les deux situations, les sols sont sensibles à l’encroûtement et à la battance. De plus, les limons picards sont sensibles, aux tassements sous l’effet des récoltes souvent tardives avec des charges lourdes. Ces deux plateformes ont donc décidé de renforcer par rapport aux systèmes témoins les objectifs liés à la fertilité du sol, afin d’augmenter la minéralisation de l’azote et la stabilité structurale.

Des stratégies faisant appel aux couverts et aux techniques culturales simplifiées

Les couverts d’interculture, aptes à piéger et restituer l’azote et à apporter de la matière organique au sol, sont au coeur des systèmes innovants expérimentés (voir celui de Picardie et de Champagne). L’insertion de légumineuses – en cultures principales, associées et intermédiaires – permet d’introduire de l’azote symbiotique dans les systèmes. La voie d’une réduction du travail du sol a été prise, avec des labours moins fréquents en Champagne et du non labour en Picardie. Les deux plateformes ont donc inscrit au coeur de leurs systèmes des techniques culturales simplifiées, mais il fallait trouverles stratégies adaptées pour obtenir une implantation satisfaisante des cultures principales. Pour les cultures exigeantes vis-à-vis de l’enracinement (betterave notamment), le strip-till a sécurisé la qualité de l’implantation.

Le strip-till s’est avéré un outil central dans les deux systèmes innovants déployés. Il a été mobilisé pour la betterave et le colza sur les deux plateformes. Mais également pour le tournesol en Champagne, et pour le maïs grain et la féverole en Picardie. Pour les cultures de printemps en limons argileux picards, un premier passage de strip-till est réalisé à l’automne avec la dent de travail. Puis un second est réalisé juste avant le semis, sans la dent, afin de constituer le lit de semence.

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Rotations courtes : diversifier les cultures et accroître la fertilité des sols

Article publié le 3 janvier 2020

Les systèmes de culture expérimentés sur les plateformes Syppre du Berry et du Lauragais ont pour enjeux majeurs l’amélioration de la fertilité des sols et du contrôle des adventices.

l'érosion des sols nuit à leur fertilité
L’érosion des sols, comme dans cette parcelle de tournesol du système témoin implanté en labour, est une problématique caractéristique des coteaux du Lauragais.

Les rotations courtes largement pratiquées en Berry (colza-blé-orge) et en Lauragais (tournesol-blé dur) ont conduit à une dégradation de la maîtrise des adventices. Sur les plateformes Syppre, la pression adventices est importante en dicotylédones et graminées résistantes aux herbicides des groupes HRAC A et B (vulpin en Berry, et ray-grass en Lauragais).

Autre enjeu majeur commun : la fertilité des sols. Dans le Lauragais, les sols de coteaux sont soumis à un risque érosif très élevé, notamment lors des pluies de printemps, qu’il convient de réduire. Dans le Berry, l’amélioration de la fertilité des sols est surtout recherchée pour pallier à la faible capacité de minéralisation des sols argilo-calcaires caillouteux. Ceci afin d’assurer une croissance dynamique et donc une meilleure robustesse des cultures – notamment pour le colza, soumis à de fortes pressions de ravageurs d’automne.

Une refonte profonde des systèmes de culture

Pour répondre aux enjeux locaux et de multiperformance, des orientations stratégiques assez proches ont été adoptées dans les deux situations. Les rotations ont été fortement allongées et diversifiées. Ceci afin, surtout, de rompre le cycle des adventices, mais également des maladies. Des légumineuses ont été insérées en cultures principales et en couverts pour introduire de l’azote symbiotique. Enfin, une forte réduction du travail du sol incluant du semis direct et l’utilisation quasi systématique de couverts végétaux sont mobilisés pour augmenter la fertilité.

Dans le Lauragais, une forte réduction du travail du sol a été mise en oeuvre dès le départ de l’expérimentation pour limiter le risque érosif. Le semis direct est utilisé sur les céréales, le pois d’hiver, les couverts d’intercultures et les cultures dérobées (sarrasin et cultures intermédiaires à valorisation énergétique), avec succès. Le tournesol et le colza, plus sensibles à l’enracinement, sont implantés après passage de strip-till, de même que le sorgho.
En complément, des couverts végétaux sontimplantés quasi systématiquement pour couvrir le sol le plus longtemps possible.

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Une levée précoce pour des colzas sains

Article publié le 17 décembre 2019

Sur la plateforme Syppre du Berry, les colzas, levés précocement, font état d’une belle croissance.

Sur la plateforme Syppre, tous les colzas levés mi-août ont aujourd’hui de belles biomasses, comprises entre 1,2 et 2 kg. Qu’ils soient implantés dans des sols superficiels ou légèrement plus argileux, les colzas de la plateforme sont de couleur vert foncé, ce qui illustre un état azoté de bonne qualité. Ces observations visuelles ont été validées par des mesures de teneurs en azote.

Dans cette région, les semis ont été effectués au bon moment, soit après une pluie significative de 15 mm au moins, entre le 7 et le 13 août. Conséquence ? « Les levées sont précoces, autour du 15 août et la croissance du colza a été très dynamique après le stade 5 feuilles avec l’arrivée des pluies le 22 septembre », observe Gilles Sauzet, coordinateur de la plateforme Syppre du Berry pour Terres Inovia.

Les colzas profitent maintenant d’une bonne minéralisation. « Ces colzas précoces sont très peu élongués, les densités sont modérées entre 15 et 25 plantes par mètre carré. A ce jour ils n’ont reçu aucun insecticide et les observations réalisées sont très rassurantes quant à leur état sanitaire ».

Une nouvelle fois, l’anticipation au niveau de la préparation de sol et la réactivité pour décider de semer ont permis de réussir l’implantation de colzas, très peu soumis aux contraintes des divers bio-agresseurs présents de la fin de l’été jusqu’au début de l’hiver. L’association de légumineuses, de biomasses significatives (400g/m² au moins), renforce ce constat de robustesse et de bonne mise en place du potentiel.