#SyppreChampagne – Fin de campagne 2020-2021

Article publié le 19 novembre 2021

Les récoltes de la campagne 2020/21 sur la plateforme Champenoise sont maintenant terminées. Le chanvre et les betteraves ont été récoltés et présentent de bons rendements.

Le chanvre a été récolté le 8 octobre puis la paille a été fauchée. Les rendements en chènevis sont très corrects allant de 10 à 11,5 qx/ha. Cette année, les parcelles de chanvre sont restées propres contrairement aux campagnes précédentes. Un passage de herse étrille a été réalisé à la levée de la culture, qui a permis d’éliminer une grande quantité de chénopodes habituellement problématiques sur la plateforme. Le taux d’impureté moyen à la récolte était de 3,2 % contre 30 % en 2020.
La paille a été pressée le 16 octobre avec un rendement, lui aussi correct, de 9,1 T/ha.

Récolte de chanvre

La récolte des betteraves a eu lieu le 27 octobre. Cette récolte a été réalisé par GRIMME, avec la nouvelle REXOR 6300, lors de leur tournée de démonstrations #RowShow2021.
Les rendements sont bons cette année avec une richesse de 18,2 %.
La modalité témoin sur labour (re-semée le 21 avril suite au gel) a un rendement de 95,6 T/ha à 16°.
Les modalités innovantes en Strip Till (non re-semées) vont de 95,8 à 101,1 T/ha à 16°. Le rendement le moins bon s’explique par un salissement assez important de chénopodes sur les 3 répétitions, certainement dû aux précédents et antéprécédents de cette modalité.

Récolte des betteraves

Les cultures de la future campagne se mettent désormais en place : tous les blés sont semés, les pois d’hiver sont aussi implantés depuis le 10 novembre.

Tour de plaine : quoi de neuf sur l’implantation du colza ?

Article publié le 18 octobre 2021

Cette année, le colza a été semé dans les deux systèmes de culture de la plateforme. Retour en vidéo sur les différences d’itinéraires techniques avec Nicolas Latraye, ingénieur de développement de Terres Inovia.

Deux itinéraires techniques

Cette année, sur la plateforme Syppre Picardie, deux itinéraires techniques pour la culture du colza ont été mis en place:

  • Le premier, celui du système témoin, est implanté au monograine en précédent blé tendre d’hiver après deux déchaumages.
  • Le deuxième, celui du système innovant, est semé après un pois de printemps (afin de valoriser les apports d’azote du précédent), sans aucun travail du sol mis à part le strip-till au moment du semis.

Le même couvert a été implanté dans les deux systèmes : un mélange féverole et trèfle d’Alexandrie implanté en amont du semis du colza avec un semoir easydrill.

Une stratégie de désherbage différente

  • Dans le système témoin, un antigraminée a été réalisé afin de gérer les repousses de céréales
  • Un glyphosate au moment du semis a été appliqué sur le système innovant pour contrôler les chardons et les dicotylédones qui se sont développés à la fin de cycle du pois.

Ravageurs : état des lieux

Les ravageurs ont été peu nombreux cette année : peu de dégâts de grosse altise ont été signalés (4 feuilles atteints avant le 20 septembre) ni de limaces malgré la pression annuelle. Cela a permis d’éviter les passages d’insecticide et de molluscicides. Néanmoins, des dégâts de pigeons et quelques ronds de mulots sont à signaler, impliquant de forts manques dans certaines zones des parcelles.

#SyppreChampagne – Tour de plaine du début d’automne

Article publié le 18 octobre 2021

Les cultures intermédiaires (CIPAN) se sont très bien implantées cette année, sur la plateforme champenoise de Syppre. Elles seront prochainement détruites, mais, avant cela, une estimation de leur biomasse ainsi qu’une analyse pour estimer leur teneur en azote sont réalisées. Les colzas se sont eux aussi bien implantés.

Les moutardes, mélanges trèfle / moha et mélanges moutardes / trèfle / moha ont été semé à la volée le 1er juillet avant moisson, et s’étaient très vite développés. grâce aux fortes précipitations du printemps et du début d’été. Seule, une phacélie a été implantée après récolte, suite à un travail du sol, en interculture de la succession pois d’hiver-chanvre. Cette dernière a également eu un développement rapide et homogène.

Puis, à partir du 15 août, un épisode sec s’est installé sur la plateforme champenoise, entrainant un stress sur ces intercultures et une  floraison précoce.

Les colzas, eux aussi, se sont très bien implantés. Une première estimation de la biomasse a été réalisée le 13 octobre :

  • 1,2 kg/m² pour le colza étalon (soit 42 g/pied) avec un précédent blé
  • 2,2 kg/m² pour le colza innovant (soit 78 g/pied) avec précédent pois de printemps

Un apport de 30 unités d’azote a été réalisé sur ces 2 modalités.

A gauche, colza étalon – A droite, colza innovant

Pour le moment, le colza étalon (associé à des féveroles) a reçu 2 désherbages de post levée et un régulateur. Le colza innovant (associé à du trèfle et fénugrec) a reçu un seul désherbage de post levée précoce en localisé et un régulateur. Un binage sera certainement réalisé en entrée et/ou sortie d’hiver. Aucun insecticide n’a été réalisé à ce jour, mais les charançons du bourgeon terminal commencent à faire leur apparition.

Enfin, des bandes fleuries pérennes viennent d’être implantées sur les pourtours de la plateforme afin de créer des réservoirs d’insectes auxiliaires pour lutter contre les ravageurs des cultures (pucerons des betteraves, colza, céréales…).

#SyppreChampagne – Un été humide et des récoltes décevantes

Article publié le 3 septembre 2021

Les conditions météorologiques de l’été 2021 ont impacté la plateforme champenoise de Syppre. Les pluies à répétition ont favorisé le développement des cultures intermédiaires mais ont retardé les récoltes. De plus, celles-ci s’avèrent décevantes.

Mélange de moutarde, trèfle et moha, le 20 août.

Cette année, les cultures intermédiaires ont été implantées avant moisson sur la plateforme champenoise. Le semis a été réalisé le 1er juillet grâce à un épandeur à engrais pneumatique équipé de rampes afin d’assurer une répartition homogène des petites et grosses graines. Avec les conditions humides de cet été, la germination et la levée ont été rapide. Mais la moisson a été retardée en raison des conditions météo humides, ce qui a impacté alors le développement de ces cultures. Sitôt les récoltes réalisées, elles se sont bien installées et ont pris de l’ampleur.

Les colzas, pois d’hiver et de printemps n’ont été récoltés que le 23 juillet, et les blés et orges de printemps ont attendu le 29 juillet. Les résultats de cette moisson sont très décevants, en raison de problèmes qualitatifs (poids spécifique faible), des mauvaises conditions avant moisson (germination, égrainage), et toujours des dégâts d’oiseaux pour les pois. Les comptages d’épis en blé et orge étaient pourtant très encourageants.

  • Blé : 65 qx (de 58 qx en blé de betteraves à 74 qx en blé de chanvre)
  • Orge de printemps : 55 qx
  • Colza : 18 qx
  • Pois d’hiver : 14 qx
  • Pois de printemps : 15 qx

Les colzas ont été semés le 18 août. Dans le système témoin, ils sont semés après un labour et associé à des féveroles. Dans le système innovant, ils sont implantés en combiné avec le Strip-till et associé à du trèfle blanc nain et du fénugrec (sur le rang grâce au microgranulateur du semoir monograine). Le colza de ce système innovant sera conduit avec une rampe de localisation pour les désherbages et insecticides d’automne et du binage entre les rangs.

En 5 jours, les levées du colza et des plantes compagnes sont très vigoureuses et homogènes, ce qui est indispensable pour faire face à la pression insecte avant l’hiver.

Colza innovant associé au trèfle blanc et fénugrec sur le rang pour des interventions localisées.

Vidéo – La transition agroécologique avec SYPPRE

Article publié le 3 septembre 2021

Syppre a été présenté en vidéo à l’occasion des Culturales 2021. Découvrez le film !

Champs de vision, la chaine TV des Culturales a réalisé en juin 2021, une vidéo de présentation du projet Syppre, dont le but est de favoriser le développement d’exploitations multi-performantes grâce à l’innovation à l’échelle des systèmes de culture.

Visionner le film

Tour de plaine : des profils racinaires et pédologiques évalués en Picardie

Article publié le 25 août 2021

La plateforme Syppre Picardie a réalisé un profil cultural, en partenariat avec Agro transfert, afin d’évaluer finement la fertilité des sols. Explication en vidéo.

Comment évaluer la fertilité des sols, et en particulier les tassements ? Pour cela, un partenariat s’est monté avec Agro transfert dans le cadre du projet Sol D’Phy 2, sur lequel des relevés sont réalisés sur la plateforme Syppre Picardie. Objectif : évaluer le pré-buttage pour la pomme de terre et le strip-till pour la betterave.

Nicolas Latraye, ingénieur de développement chez Terres Inovia et coordinateur de la plateforme Syppre en Picardie, détaille, en images et très concrètement, comment les profils racinaires et pédologiques ont été réalisés. « Ces résultats vont être traités et nous permettront de voir s’il y aune amélioration du système innovant, par rapport au système témoin ».

La plateforme d’Estrées Mons à la rencontre des producteurs

Article publié le 19 juillet 2021

Le 8 juillet, une cinquantaine d’agriculteurs et de conseillers techniques sont venus arpenter les parcelles de la station expérimentale d’Estrées Mons de Terres Inovia, qui abrite la plateforme Syppre.

Cette visite annuelle était organisée par Terres Inovia. Objectif : faire découvrir aux producteurs de la région les travaux de l’institut technique pour les aider à mieux piloter les cultures et à trouver des leviers pour obtenir un colza robuste, mieux faire face aux bio-agresseurs ou encore insérer des légumineuses à graines dans ses rotations.

Un atelier spécifique était bien entendu organisé pour présenter la plateforme Syppre, et détailler les difficultés et les leviers innovants testés sur les quinze parcelles Syppre. Parmi les systèmes innovants testés, Nicolas Latraye, ingénieur de développement de Terres Inovia et animateur de la plateforme, se félicite de la mise en place d’un strip till début août sur les parcelles de betteraves et de maïs. « Fragmenter le sol en été fonctionne très bien dans les sols argileux, mais pas forcément dans les sols limoneux, le sol se referme au cours de l’hiver. Pour garder cette fissure ouverte, un semis d’un couvert dans le rang avec du tournesol a été réalisé dans de bonnes conditions fin août.». Autre technique testée : le pré-buttage d’automne en pommes de terre, avec le semis d’un couvert pour couvrir et travailler le sol au cours de l’hiver.

Nicolas Latraye, ingénieur de développement de Terres Inovia, présentait la plateforme Syppre aux agriculteurs, le 8 juillet dernier

Les ruches installées en bordure de parcelle par Ternovéo dans le cadre de son programme Terre des Abeilles en 2020 puis équipées de balances connectées Optibee suite à un partenariat scientifique impulsé par Terres Inovia en 2021 ont aussi été montrées aux visiteurs. Objectif : communiquer autour des liens gagnant-gagnant entre agriculture et apiculture puis étudier la place du colza dans le bol alimentaire des abeilles et les performances des colonies.

Nicolas Cerrutti, en charge du projet R2D2 pour Terres Inovia, explique aux agriculteurs comment se déroule l’expérimentation des ruches mises en place sur la plateforme Syppre.

La plateforme Syppre s’engage ainsi à mener une démarche éco-responsable en utilisant les bonnes pratiques culturales, dans le respect de cet auxiliaire indispensable et de la biodiversité. Nicolas Cerrutti, spécialiste des insectes auxiliaires et des services qu’ils rendent aux agriculteurs, était présent pour sensibiliser à leur importance dans un contexte de réduction des solutions chimiques de traitement. Il a expliqué comment favoriser les auxiliaires et notamment les ennemis naturels des ravageurs de l’échelle de l’exploitation agricole à l’échelle du paysage pour mieux bénéficier de leur action, notamment en implantant des couverts d’intercultures et des bandes fleuries semées avec des espèces pérennes ou annuelles comme la phacélie, le trèfle le lotier et certaines apiacées.

Pour en savoir plus :

https://www.terresinovia.fr/-/diversification-et-systemes-de-culture-des-experts-a-la-rencontre-des-producteurs-en-picardie

#Syppre Lauragais, le réseau d’agriculteurs actif et acteur

Article publié le 7 juillet 2021

Le réseau Syppre Lauragais s’est retrouvé le 10 juin dernier pour une visite guidée de la plate-forme, en présence des pilotes de celle-ci, puis sur quelques parcelles suivies chez des agriculteurs membres du réseau . Depuis son lancement en 2018, les travaux du réseau Syppre se sont concentrés essentiellement sur les couverts d’interculture longue avec des essais menés chez les agriculteurs partenaires. Cette visite a permis d’évoquer ensemble la réussite de l’implantation des cultures d’été et les enseignements à tirer pour les prochaines campagnes.

Les retours d’expériences et les essais chez les agriculteurs sont une force du réseau. Les agriculteurs sont acteurs de l’évolution de leurs métiers en testant des nouvelles pratiques directement sur leur parcelle.  

Où en est la plateforme Syppre Lauragais ?

La matinée débute par la visite de la plateforme Syppre sur les coteaux du Lauragais. Toutes les cultures sont actuellement en place et les questionnements sur le dispositif sont nombreuses. Des premiers enseignements émergent sur la gestion des intercultures sans glyphosate, l’enjeu principal étant de limiter la montée à graines des adventices dans les cultures afin que le stock semencier ne soit pas re alimenté. Cet enjeu devant aller de pair avec un des objectifs majeurs pour cette plate-forme, à savoir la préservation de la fertilité du sol et la lutte contre l’érosion, générant une équation qui n’est pas simple à résoudre.

Pour éviter d’être dépassé par les adventices, semer les cultures sur un sol propre est une nécessité, et cela peut entrainer une multiplication des passages d’outils avant le semis, surtout si le couvert se salit. Le recours au désherbage mécanique (bineuse, herse étrille) en culture permet lui aussi de maitriser l’enherbement, tout en posant la question de la vulnérabilité vis-à-vis de l’érosion. Ce levier est particulièrement efficace lorsque le passage est accompagné d’un temps séchant comme ce printemps. Il est aussi observé que les levées de Ray-grass, adventice ennemie principale dans la région et sur le dispositif, ne se concentrent plus seulement à l’automne, avec une pression de plus en plus forte au printemps sur les cultures de sorgho et de tournesol. A nous de faire évoluer nos systèmes de cultures pour s’adapter à ces évolutions…affaire à suivre !

Implantation des cultures d’été à la suite d’un couvert

La visite se poursuit chez des agriculteurs du réseau Syppre. Chez Maurice de Guebriant, l’implantation des cultures d’été (maïs et tournesol) derrière le couvert de féveroles a été une réussite. Pour le tournesol, quelques pertes de pieds sont tout de même à signaler, dues aux oiseaux, mais aussi aux limaces, preuve qu’après un couvert la vigilance vis-à-vis de ce ravageur doit rester de mise, même en conditions sèches. La féverole semée le 19 octobre avait produit 3 T de MS au moment de sa destruction le 23 mars, à l’aide d’un rouleau hacheur puis d’un déchaumeur. Le tournesol et le maïs ont par la suite été semés avec un semoir monograine classique.

Les échanges se sont ensuite portés sur le raisonnement du travail du sol Sur les terres argileuses du Lauragais, il est risqué de travailler le sol au printemps. Lors de l’installation de ses couverts en interculture longue, l’agriculteur procède à un diagnostic de la structure du sol, pour décider si un travail doit être envisagé. si cela est le cas, il le réalise avant l’implantation du couvert à l’automne. cette année, seule une des deux parcelles a été décompactée afin de ne pas pénaliser l’implantation du tournesol au printemps après le couvert.

Ensuite, le groupe s’est déplacé chez Eric Zambon, sur une parcelle implantée en Vesce du Bengale afin de produire de la semence pour les prochains couverts. Cette culture semée le 20 mars a déjà produit une importante biomasse et a attiré la curiosité des partenaires et des agriculteurs. Peu de référence sont disponibles dans le Lauragais et sa destruction pose de nombreuses interrogations. Pour autant ce type d’initiative et en particulier cette espèce peut offrir une nouvelle voie dans la diversification des couverts végétaux réalisables dans le Lauragais.

Syppre aux Culturales

Article publié le 25 juin 2021

Près d’une centaine de visiteurs se sont pressés aux visites de la plateforme Syppre champagne, qui se déroulaient en marge des Culturales®. Ce salon de plein champ organisé tous les 2 ans par ARVALIS – Institut du Végétal, se tenait les 15, 16 et 17 juin 2021 sur le site TERRALAB à coté de Reims.

Les Culturales 2021 avaient lieu à proximité immédiate de la plateforme Syppre Champagne, l’occasion de mettre en avant ce programme original. Les visiteurs du salon ont pu visiter la plateforme champenoise et découvrir ou redécouvrir Syppre. Les parcelles étaient accessible en car, sur inscription.

Les ingénieurs et techniciens qui travaillent sur le projet ont proposé une visite guidée avec des explications sur le projet et ses objectifs, le système innovant mis en place, les résultats obtenus (enseignements positifs mais également améliorations à envisager), etc.

La plateforme Syppre Champagne occupe 13 hectares et compte 15 modalités, avec 3 répétitions pour chaque terme de la rotation, soit 45 parcelles.

Syppre était également à l’honneur sur les Culturales® sur le pôle technique 4 du salon « J’améliore la fertilité de mon sol », sur l’atelier n°15 « Les leviers pour le stockage du carbone dans le sol ».

La lentille, une culture à valoriser

Article publié le 24 juin 2021

Sur la plateforme Syppre Berry, la lentille constitue un excellent précédent. Quels sont ses avantages dans la rotation et le système de cultures ? Les explications de Gilles Sauzet, ingénieur de développement de Terres Inovia et animateur de la plateforme.

Les atouts de la lentille dans une rotation ne manquent pas. C’est bien l’un des enseignements des systèmes de cultures innovants expérimentés au sein de la plateforme Syppre du Berry. « La lentille nous permet d’apporter de la diversification, dans un contexte de cultures d’hiver majoritaires, et de valoriser cette culture au sein d’une filière porteuse de débouchés », tient à préciser Gilles Sauzet.

Un très bon précédent pour le blé et le colza

Premier avantage d’une culture de la lentille : elle est parfaitement adaptée au contexte pédoclimatique berrichon. Les conditions contraignantes de faible réserve utile, une minéralisation très modéré et un Ph alcalin lui conviennent parfaitement. « Elle restitue de l’azote dans le milieu ce qui permet de faire ensuite un blé dur consommateur d’azote minéral et ensuite du colza qui se comporte très bien derrière ces deux cultures ».

Cette succession culturale permet au colza une croissance bien plus forte qu’après un orge d’hiver par exemple. « Le rendement du colza est de 15 % supérieur s’il est précédé par une lentille et un blé dur », ajoute Gilles Sauzet. En effet, les reliquats azotés plus conséquents permettent d’améliorer la croissance automnale du colza et, par conséquent, donne des plantes plus vigoureuses qui luttent mieux contre les insectes. « Ce sont des colzas qui poussent mieux, produisent plus et coûtent moins chers en insecticides et produits de désherbage sans qu’il soit nécessaire de fertiliser au semis ».

Un rendement intéressant

En six années de campagne sur la plateforme Syppre Berry et les exploitations des agriculteurs du réseau, la culture de la lentille a affiché un rendement moyen de 20 q/ha. Seule l’année 2020 a été catastrophique, avec un rendement de 6 q/ha (sur la plateforme) et une production très médiocre dans la campagne, due à des problèmes de levée, de croissance, de pucerons et d’adventices.

Quelques conditions doivent être réunies pour réussir la culture de la lentille :

– un sol à Ph élevé et ressuyage rapide ;

– des reliquats azotés faibles ;

– un sol bien rappuyé et bien structuré permettant un enracinement de qualité et favorisant la nodulation.

La lentille n’apprécie pas les sols soufflés et un soin particulier doit être porté à la gestion de certains bio agresseurs comme le puceron.

Lentille : une campagne bien partie

Contrairement à la campagne 2020, la culture de la lentille a bien démarrée en 2021. « On constate une meilleure implantation, avec un bon enracinement, de nombreuses nodosités et une gestion, a priori, de qualité, des pucerons », conclut Gilles Sauzet.

Vous souhaitez en savoir plus sur la culture de la lentille et ses itinéraires techniques? Retrouvez le guide de culture 2021 de Terres Inovia sur https://www.terresinovia.fr/p/guide-lentille