Cultures industrielles : réduire l’usage des intrants en maintenant les marges

Article publié le 15 janvier 2020

Les plateformes Syppre picarde et champenoise s’inscrivent
dans un territoire où les cultures industrielles occupent une
place importante. Elles partagent des enjeux communs :
expérimenter des systèmes innovants maintenant la productivité
et la rentabilité des cultures tout en diminuant l’IFT et l’usage de
fertilisants minéraux.

cultures industrielles
Dans le système innovant expérimenté sur la plateforme picarde, l’azote est bien valorisé par le colza associé positionné après un pois de conserve.

Les contextes pédoclimatiques de la Champagne et de la Picardie sont bien différenciés. Les sols de craie dominent pour la première et les limons profonds pour la seconde. On y cultive la betterave dans les deux cas, ainsi que la pomme de terre et les légumes de conserve pour le Santerre. Ces systèmes à haute valeur ajoutée doivent répondre à des exigences de quantité et de qualité importantes, qui imposent généralement de hauts niveaux d’intrants.

La faible capacité de minéralisation des sols crayeux renforce cet effet, amenant la plateforme champenoise à viser un objectif spécifique de baisse de 50 % de l’utilisation d’intrants minéraux azoté.
Dans les deux situations, les sols sont sensibles à l’encroûtement et à la battance. De plus, les limons picards sont sensibles, aux tassements sous l’effet des récoltes souvent tardives avec des charges lourdes. Ces deux plateformes ont donc décidé de renforcer par rapport aux systèmes témoins les objectifs liés à la fertilité du sol, afin d’augmenter la minéralisation de l’azote et la stabilité structurale.

Des stratégies faisant appel aux couverts et aux techniques culturales simplifiées

Les couverts d’interculture, aptes à piéger et restituer l’azote et à apporter de la matière organique au sol, sont au coeur des systèmes innovants expérimentés (voir celui de Picardie et de Champagne). L’insertion de légumineuses – en cultures principales, associées et intermédiaires – permet d’introduire de l’azote symbiotique dans les systèmes. La voie d’une réduction du travail du sol a été prise, avec des labours moins fréquents en Champagne et du non labour en Picardie. Les deux plateformes ont donc inscrit au coeur de leurs systèmes des techniques culturales simplifiées, mais il fallait trouverles stratégies adaptées pour obtenir une implantation satisfaisante des cultures principales. Pour les cultures exigeantes vis-à-vis de l’enracinement (betterave notamment), le strip-till a sécurisé la qualité de l’implantation.

Le strip-till s’est avéré un outil central dans les deux systèmes innovants déployés. Il a été mobilisé pour la betterave et le colza sur les deux plateformes. Mais également pour le tournesol en Champagne, et pour le maïs grain et la féverole en Picardie. Pour les cultures de printemps en limons argileux picards, un premier passage de strip-till est réalisé à l’automne avec la dent de travail. Puis un second est réalisé juste avant le semis, sans la dent, afin de constituer le lit de semence.

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Rotations courtes : diversifier les cultures et accroître la fertilité des sols

Article publié le 3 janvier 2020

Les systèmes de culture expérimentés sur les plateformes Syppre du Berry et du Lauragais ont pour enjeux majeurs l’amélioration de la fertilité des sols et du contrôle des adventices.

l'érosion des sols nuit à leur fertilité
L’érosion des sols, comme dans cette parcelle de tournesol du système témoin implanté en labour, est une problématique caractéristique des coteaux du Lauragais.

Les rotations courtes largement pratiquées en Berry (colza-blé-orge) et en Lauragais (tournesol-blé dur) ont conduit à une dégradation de la maîtrise des adventices. Sur les plateformes Syppre, la pression adventices est importante en dicotylédones et graminées résistantes aux herbicides des groupes HRAC A et B (vulpin en Berry, et ray-grass en Lauragais).

Autre enjeu majeur commun : la fertilité des sols. Dans le Lauragais, les sols de coteaux sont soumis à un risque érosif très élevé, notamment lors des pluies de printemps, qu’il convient de réduire. Dans le Berry, l’amélioration de la fertilité des sols est surtout recherchée pour pallier à la faible capacité de minéralisation des sols argilo-calcaires caillouteux. Ceci afin d’assurer une croissance dynamique et donc une meilleure robustesse des cultures – notamment pour le colza, soumis à de fortes pressions de ravageurs d’automne.

Une refonte profonde des systèmes de culture

Pour répondre aux enjeux locaux et de multiperformance, des orientations stratégiques assez proches ont été adoptées dans les deux situations. Les rotations ont été fortement allongées et diversifiées. Ceci afin, surtout, de rompre le cycle des adventices, mais également des maladies. Des légumineuses ont été insérées en cultures principales et en couverts pour introduire de l’azote symbiotique. Enfin, une forte réduction du travail du sol incluant du semis direct et l’utilisation quasi systématique de couverts végétaux sont mobilisés pour augmenter la fertilité.

Dans le Lauragais, une forte réduction du travail du sol a été mise en oeuvre dès le départ de l’expérimentation pour limiter le risque érosif. Le semis direct est utilisé sur les céréales, le pois d’hiver, les couverts d’intercultures et les cultures dérobées (sarrasin et cultures intermédiaires à valorisation énergétique), avec succès. Le tournesol et le colza, plus sensibles à l’enracinement, sont implantés après passage de strip-till, de même que le sorgho.
En complément, des couverts végétaux sontimplantés quasi systématiquement pour couvrir le sol le plus longtemps possible.

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Une levée précoce pour des colzas sains

Article publié le 17 décembre 2019

Sur la plateforme Syppre du Berry, les colzas, levés précocement, font état d’une belle croissance.

Sur la plateforme Syppre, tous les colzas levés mi-août ont aujourd’hui de belles biomasses, comprises entre 1,2 et 2 kg. Qu’ils soient implantés dans des sols superficiels ou légèrement plus argileux, les colzas de la plateforme sont de couleur vert foncé, ce qui illustre un état azoté de bonne qualité. Ces observations visuelles ont été validées par des mesures de teneurs en azote.

Dans cette région, les semis ont été effectués au bon moment, soit après une pluie significative de 15 mm au moins, entre le 7 et le 13 août. Conséquence ? « Les levées sont précoces, autour du 15 août et la croissance du colza a été très dynamique après le stade 5 feuilles avec l’arrivée des pluies le 22 septembre », observe Gilles Sauzet, coordinateur de la plateforme Syppre du Berry pour Terres Inovia.

Les colzas profitent maintenant d’une bonne minéralisation. « Ces colzas précoces sont très peu élongués, les densités sont modérées entre 15 et 25 plantes par mètre carré. A ce jour ils n’ont reçu aucun insecticide et les observations réalisées sont très rassurantes quant à leur état sanitaire ».

Une nouvelle fois, l’anticipation au niveau de la préparation de sol et la réactivité pour décider de semer ont permis de réussir l’implantation de colzas, très peu soumis aux contraintes des divers bio-agresseurs présents de la fin de l’été jusqu’au début de l’hiver. L’association de légumineuses, de biomasses significatives (400g/m² au moins), renforce ce constat de robustesse et de bonne mise en place du potentiel.

Rotations avec maïs : soja et couvert d’avoine, un pari gagnant

Article publié le 16 décembre 2019

Dans le Sud-Ouest, de nombreux agriculteurs ont diversifié leurs cultures, notamment en (ré)introduisant du soja. Depuis trois ans, Arvalis compare une rotation maïs-soja, avec une avoine CIVE un an sur deux, à la monoculture de référence sur des terres noires du Béarn.

La plateforme Syppre du Béarn est située sur des sols de « touyas ». Ces sols sont profonds, limoneux et riches en matière organique, non irrigués. Ils sont particulièrement favorables à la culture du maïs grain. Le système de référence – la monoculture de maïs mulchée et labourée – est très performant économiquement. Mais il souffre de fortes pressions d’adventices et de ravageurs, notamment de taupins. Ce système doit également faire face aux évolutions règlementaires, la Politique Agricole Commune imposant de diversifier les assolements.

couvert d’avoine CIVE
Dans le contexte béarnais, le couvert d’avoine CIVE (culture intermédiaire à valeur énergétique) présente une bonne productivité (6 tMS/ha).

Afin de répondre à ces contraintes, les objectifs régionaux prioritaires – fixés dans le cadre des travaux de la plateforme Syppre Béarn – sont donc la maîtrise des coûts de production du maïs et le maintien de la rentabilité des systèmes. L’introduction de cultures de diversification ne doit pas dégrader la marge nette.

Pour cela, différents leviers ont été identifiés comme :
– l’introduction de couverts végétaux à visée agronomique et énergétique (CIVE),
– l’ajustement de l’itinéraire technique du maïs,
– la mise en rotation avec l’introduction de céréales ou du soja,
– la couverture permanente des sols pour limiter les levées d’adventices,
– des techniques innovantes de semis de couverts et de simplification du travail du sol.
La présence de légumineuses dans les couverts végétaux vise à diminuer la fertilisation minérale. En complément, l’ajustement de l’itinéraire technique du maïs a pour but de limiter les coûts de production (frais de séchage) et de favoriser le développement des couverts semés après la récolte. Huit systèmes de culture ont ainsi été expérimentés

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La culture du Chanvre intégrée dans le système innovant en remplacement du Tournesol

Article publié le 13 décembre 2019

Pour la campagne 2018 – 2019, le Tournesol est remplacé par du Chanvre dans le système innovant de Syppre Champagne. En effet, sur la plateforme, le Tournesol subissait de grosses attaques de pigeons récurrentes, impactant le rendement. Des difficultés de désherbage étaient également rencontrées, affectant même la propreté des cultures suivantes.

Durant l’automne, un amandement de 110 unités de Phosphore (P) et 235 unités de Potasse (K) est réalisé.

Le Chanvre est implanté le 11 avril 2019 sur un précédent pois d’hiver et un couvert d’interculture (Vesce + Avoine + Trèfle) avec la variété USO 31 (variété très précoce) à 45 kg/ha après une préparation de sol classique.

La récolte du chenevis et le fauchage des pailles sont réalisés le 30 septembre 2019 pour un andainage et un pressage les 23 et 24 octobre. Le rendement en chenevis s’échelonne de 6.7 qx/ha à 10.1 qx/ha pour une moyenne de 8.6 qx/ha et une humidité de 14.8%. Le rendement en paille est de 5.15 t/ha. Que ce soit en chenevis ou en paille, les rendements sont dans la moyenne national de l’année.

Avant l’implantation du blé suivant, un passage d’herse étrille a été réalisé pour éliminer tous résidus.

Cette culture bénéficie de plusieurs intérêts :

  • Aucun désherbage n’est effectué, pour cela, l’implantation doit être optimisée. Jusqu’à la récolte, les parcelles sont restées propre. Il n’y a donc aucune appliccation de produit de protection de plante (IFT à 0).
  • Aucun travail de réalisé entre le semis et la récolte dégageant ainsi du temps pour les autres cultures.
  • Seule une répétition a reçu un apport d’ammonitrate (30 unités), qui ne s’exprime pas pour autant dans les résultats. Pour rappel, le chanvre est implanté après un pois d’hiver et une culture piège à nitrate dans la rotation innovante de Syppre.
  • Toutes les composantes du chanvre sont valorisées. Le chenevis a des débouchés en graineterie pour les oiseaux et la pêche, en huille ainsi qu’en cosmétique. La paille a un débouché en fibre papetière, fibre technique (plasturgie et isolant) et fibre à usage textile.
  • La culture du chanvre est contractualisée avec un transformateur : la Chanvrière de l’Aube. Elle bénéficie d’une aide spécifique de la PAC.
  • Le chanvre a la réputation d’être cité comme un bon précédent pour le blé suivant.

Cette nouvelle culture répond donc aux attentes de la plateforme de la Champagne en étant autonome en azote, sans aucun traitement phytosanitaire et en laissant un sol propre pour le blé suivant.

Multiperformance des systèmes innovants : des objectifs partiellement remplis après deux ans de transition

Article publié le 4 décembre 2019

Après deux campagnes, le bilan environnemental des systèmes innovants est prometteur. Néanmoins, la productivité et la rentabilité doivent être améliorées. L’analyse des premiers résultats est riche d’enseignements et révèle déjà quelques réussites.

systèmes innovants
Dans un dispositif expérimental Syppre (ici en Béarn), les systèmes innovants sont expérimentés en petites parcelles. Les résultats sont ensuite extrapolés à l’échelle d’une exploitation agricole

Les travaux menés dans l’Action Syppre sont ambitieux. Ils doivent améliorer les systèmes de culture actuels particulièrement sur deux points, à savoir réduire de 20 % la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES) et réduire de moitié l’usage des solutions chimiques de protection des plantes, tout en maintenant une productivité et une rentabilité au moins équivalentes.

Les cinq plateformes Syppre expérimentent différents systèmes innovants devant relever ce défi. Dans quelle mesure le changement de système permet-il aux exploitations de grandes cultures d’améliorer leur durabilité, et à quellesconditions ? C’est à ces questions que tente de répondre l’analyse multicritère des résultats des premières années d’expérimentations. Elle repose sur huit indicateurs, techniques, économiques et environnementaux

Améliorer les itinéraires techniques pour maintenir la productivité

Dans les cinq situations, la productivité à l’hectare des systèmes innovants est inférieure à celle des systèmes témoins. Cette baisse est principalement
marquée en Picardie, dans le Berry et dans le système I1 du Béarn où l’indicateur de production d’énergie, qui convertit les rendements en unité énergétique, baisse de l’ordre 20 % en moyenne sur les deux ans. Le chiffre d’affaires suit la même tendance.
En 2017 et 2018, les prix de vente des cultures nouvelles ne l’ont pas amélioré significativement.

La productivité des systèmes innovants dépend en grande partie du potentiel de rendement et de la nature des cultures de diversification, couplé à l’importance qu’elles prennent dans l’assolement, au côté des cultures historiques. Ainsi, dans le système de référence en Picardie, la betterave à sucre pèse pour plus de 50 % dans la productivité en unité énergétique à l’hectare, et la pomme de terre de consommation représente près de 60 % du chiffre d’affaires généré. La baisse de productivité du système innovant s’explique par une baisse de 8 % du rendement de la betterave et de 16 % pour la pomme de terre, liée en partie à de nouvelles techniques d’implantation qu’il faut apprendre à maîtriser, couplée à une diminution de la part de ces cultures dans le nouvel assolement.

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L’utilisation du glyphosate est-elle indispensable?

Article publié le 4 décembre 2019

La mise en place de cultures de céréales sans glyphosate, dans un contexte de fortes pluies, n’a pas été satisfaisante. Premier bilan.

Sur la plateforme Syppre du Berry, certains semis de blé sont implantés derrière un précédent tournesol, en semis direct. « Généralement, la parcelle est propre. Si elle est enherbée, il peut être nécessaire d’appliquer du glyphosate pour faire face aux adventices dicotylédones, et surtout les graminées de type vulpin », explique Gilles Sauzet, coordinateur de la plateforme pour Terres Inovia.

Or, depuis le 22 septembre, les parcelles doivent faire face à des précipitations importantes (plus de 300 ml d’eau, soit autant que lors des huit mois précédents).  « Pour limiter l’invasion du vulpin et du géranium, importants dans ce contexte, une intervention chimique aurait été nécessaire. Mais nous nous l’interdisons sur la plateforme », complète Gilles Sauzet. La solution ? « Nous avons attendu que le sol soit légèrement ressuyé pour pratiquer le labour, puis le semis ensuite, à une date tardive, après le 20 novembre ».

Substituer l’apport du glyphosate par cette pratique n’a pas eu les résultats espérés. « Le labour dans ces conditions a abîmé la structure du sol ». Conclusion ? « Dans un contexte de très bonne porosité biologique, l’utilisation du glyphosate parait indispensable pour éviter de perturber un milieu de qualité. Depuis quatre ans, dans ce cadre, le blé suivant le tournesol, implanté en semis direct, donne les meilleurs résultats de la plateforme tant au niveau de la productivité, de la faiblesse des levées d’adventices, les vulpins en particulier, que de les indicateurs de fréquence de traitement (IFT) des herbicides ».

Intérêt du colza associé semé précocement

Article publié le 3 décembre 2019

A l’heure des pesées de biomasse entrée hiver, la différence entre les deux modalités de colza en Champagne est toujours visible.

Biomasse des colzas au 19 novembre :

  • colza innovant : 1.560 kg/m2
  • colza étalon : 0.305 kg/m2

Pour rappel, le colza en système innovant (semis au strip till) a été semé le 8 août sous couvert de féveroles et lentilles tandis que le colza en système étalon (sur labour) le 23 août. Les deux modalités sont associé à du colza ES Alicia, variété précoce, pour capter le mélighètes.

Le colza étalon ayant déjà reçu deux insecticides en végétation (charançons du bourgeon terminal et grosses altises), le colza innovant, quand à lui, n’a pas nécessité d’intervention.

Le colza innovant, par son association à la féverole, lentille, repousses de pois et sa forte biomasse, semble protégé des attaques de parasite.

De plus, les parcelles innovantes bénéficient de 3 Certificats d’Economie de Produits Phytopharmaceutiques (CEPP) :

  • Variété LG Architect : tolérante au virus TUYV transmis par les pucerons
  • Association à ES Alicia : aide au contrôle des mélighètes, précoce à la floraison
  • Association féveroles / lentilles : association de légumineuse gélives limitant la levée et le développement des adventices, limite les recours à un insecticide à l’automne

Le colza du système innovant respecte donc pour le moment toutes les attentes de la plateforme Champenoise.

La plateforme du Lauragais s’inscrit dans le projet REDUCE

Article publié le 27 novembre 2019

La plateforme Syppre Lauragais est l’un des six sites expérimentaux où le projet Dephy EXPE Reduce se déploie depuis 2018.

logo REDUCE

REDUCE est un projet DEPHY EXPE porté par la chambre régionale d’agriculture d’Occitanie. Il a pour objectif d’évaluer les performances multicritères de systèmes de culture articulés autour de 2 gradients de rupture des pratiques agronomiques :
1. La réduction de l’usage des herbicides,
2. La réduction du travail du sol.

Le projet REDUCE a été intégré dans la plateforem du Lauragais
Vue aérienne de la plateforme Syppre du Lauragais

Le dispositif rassemble trois « expérimentations systèmes de culture » et trois « observatoires pilotés » localisés en Occitanie, coordonnés par des acteurs de la recherche (INRA), du développement agricole (Arvalis, chambres départementales d’agriculture) et de la formation (EPL d’Auzeville-Tolosane).

Retrouvez en vidéo plus d’informations sur ce projet dans cette vidéo.

Un bilan de campagne 2018/19 mitigé sur la plateforme du Lauragais

Article publié le 8 novembre 2019
Sur la plateforme Syppre du Lauragais, les conditions climatiques ont permis de belles performances sur les céréales d’hiver et expliquent en partie des résultats plus mitigés en cultures de printemps obtenus cette année.
bilan de campagne 2018/2019

Pour les céréales d’hiver, le début de campagne s’est déroulé dans le sec, laissant craindre une perte de potentiel. Mais la combinaison de pluies sans excès et de températures douces dès le début du printemps 2019 ont conduit à des résultats très satisfaisants. En revanche, les cultures d’été ont souffert de conditions sèches précoces, couplées à des vagues de chaleur à des périodes sensibles de leur cycle. Et les pluies sont arrivées trop tard pour sauvegarder le potentiel.

Au final, le blé dur installé après pois protéagineux obtient un très bon rendement (89 q/ha). Il a bénéficié d’une bonne valorisation de l’effet précédent et d’une fertilisation azotée optimisée à l’aide de l’outil de pilotage CHN.

Il en est de même pour le blé tendre après tournesol (81 q/ha). Cependant, un désherbage chimique renforcé a été nécessaire vis-à-vis du ray-grass pour contenir les risques de dérive.
Le pois protéagineux d’hiver, qui vient après le sorgho, a également été plutôt réussi (45 q/ha).

Du côté des cultures de printemps, le rendement du tournesol a été affecté par le déficit hydrique estival (19 q/ha). Il est cependant intéressant de noter que le couvert associant féverole et phacélie, détruit mécaniquement un mois avant le semis du tournesol, confirme son efficacité vis-à-vis de l’érosion.

Le sorgho a été très fortement pénalisé par la CIVE (culture intermédiaire à valorisation énergétique) de triticale installée dans l’interculture précédente. Ce couvert atteint en effet une biomasse élevée (7,3 t MS/ha), qui a pénalisé la disponibilité hydrique et la maîtrise des repousses.

En savoir plus sur le système mis en place sur la plateforme Syppre du Lauragais