Eté 2020 : une fin et un début de campagne encore difficile en Champagne !

Les semis de colza ont été réalisés le 10 août sur la plateforme champenoise.

Pour le système témoin (précédent blé), le semis au semoir monograine est précédé d’un labour et d’un semis de féveroles au semoir à céréales.

Pour le système innovant (précédent pois de printemps), le semoir est couplé (ou semis combiné) au Strip-till, puis un mélange de lotier, fénugrec, trèfle d’alexandrie et trèfle blanc (légumineuses gélives ou pérennes) est épandu et enfoui grâce à un passage de herse étrille très léger à 1 cm de profondeur.

La variété de colza choisie est partiellement résistante au virus TUYV en association à une variété à floraison très précoce pour réduire les dégâts de mélighètes.

Contrairement à la campagne précédente, les deux colza ont été implantés précocement et associés à des légumineuses, ce qui était uniquement le cas du colza innovant en 2019.

Deux jours après le semis, un orage de 16 mm passa sur la plateforme. Il a été bénéfique au colza innovant mais pas suffisant pour le colza sur labour. En effet, ce dernier a « croûté » sous l’effet de cette forte averse. Le colza innovant lève rapidement et assez régulièrement 10 jours après le semis alors que les premiers pieds du colza témoin apparaissent 17 jours après le semis. Un manque trop important de population a nécessité un sur-semis, réalisé le 8 septembre, toujours au semoir monograine, entre les rangs pour épargner le peu de plantes levées.

Avec les conditions sèches actuelles, les associations de légumineuses peinent à lever, il sera certainement nécessaire de re-semer le trèfle en sortie d’hiver dans le système innovant pour le blé suivant.

Contrairement au labour, la technique du strip-till évite la battance des parcelles en cas d’orage et offre une meilleure dynamique de levée les années sèches en colza.

Les cipans ont été semées les 12 et 13 août mais présentent également des difficultés de levée. Entre la vesce, la phacélie et la moutarde. Seule cette dernière est faiblement présente  et peu développée.

Pour les cultures de la campagne 2019-2020 encore en place,  les récoltes approchent.

Le chanvre arrive à maturité et sa récolte est prévue très prochainement.

Les betteraves souffrent de la sécheresse (uniquement 127 mm de précipitation depuis le semis) à laquelle s’ajoutent des foyers de jaunisse virale. En moyenne, 40 % de la surface est touchée par ce virus ce qui est représentatif du secteur. Les rendements se verront fortement impactés. La récolte est prévue vers le 1er novembre.

Les travaux menés sur la plateforme champenoise de Syppre bénéficient du financement de DiverIMPACTS

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