#SyppreChampagne – A l’heure des prélèvements avant l’hiver

Article publié le 11 janvier 2021

Les pesées des biomasses d’entrée hiver viennent d’être réalisées sur les parcelles de colza. L’implantation combinée au strip-till y est largement au-dessus de l’implantation après labour.

Les pesées de biomasse d’entrée hiver ont été réalisées le 23 novembre dans les parcelles de colza. Sans surprise suite aux levées, des écarts conséquents sont constatés entre les deux modalités. Pour le colza témoin (en système labour), la biomasse fraiche est de 0,24 kg/m². Pour le colza innovant (en système Stip-Till), elle est de 2,69 kg/m² ! La différence s’explique principalement par la survenue d’un orage peu de temps après le semis : la battance a fortement dégradé la qualité de levée du colza témoin, mais pas celle du colza innovant. L’intérêt du strip-till vis-à-vis de la battance a clairement été validé sur colza cette année.

Les légumineuses associées, féverole dans le témoin et trèfle, lotier, fénugrec dans le système innovant, sont très peu présentes du fait du sec estival et automnal. Les modalités de semis seront à revoir pour la prochaine campagne.

Ces légumineuses ont très peu joué leur rôle de perturbateur contre les ravageurs. Toutefois, le colza innovant n’a reçu aucun insecticide et ne présente pas de dégâts d’altises ou de charançons, dû à son fort développement. Le colza témoin a été traité à 2 reprises contre ces ravageurs, plus sensible à cause de son stade et de son niveau de biomasse bien moindre.

Le devenir du colza témoin est encore incertain et dépendra de l’hiver. Il n’est pas exclu de le remplacer par une culture de printemps. Le colza implanté au strip-till présente des débuts d’élongation, l’hiver pourrait aussi avoir un impact sur cette modalité.

Pesées des biomasses Cipan avant destruction : bilan mitigé

Fin novembre, les pesées de biomasses des CIPAN ont également été réalisées avant destruction. Des différences sont observées, principalement dues au précédent et à l’espèce.

Ces poids s’échelonnent de 0,5 à 3,6 T de matière sèche par hectare. La biomasse la plus élevée est une phacélie en précédent pois d’hiver pour l’implantation d’un chanvre.

Les Cipan ont été détruites par broyage puis par un scalpage léger à l’aide d’un vibroculteur équipé d’ailettes.

Prélèvements sur la plateforme pour tests Elisa : betteraves et adventices hôtes des virus

Enfin, des prélèvements ont été réalisés sur la plateforme champenoise sur différentes cultures et adventices (colza, moutarde, phacélie et pissenlit) et ce afin d’évaluer le caractère de « réservoirs à virus » de certaines espèces.

Les tests Elisa effectués ont permis de déterminer la présence des virus de la jaunisse modérée et grave de la betterave.

Il a été décidé d’implanter en 2021 des betteraves sans NNI en traitement de semences sur la plateforme. La surveillance des pucerons devra être rigoureuse sachant que les plantes cultivées et les adventices présentes sont hôtes de ces derniers.