Rotations courtes : diversifier les cultures et accroître la fertilité des sols

Les systèmes de culture expérimentés sur les plateformes Syppre du Berry et du Lauragais ont pour enjeux majeurs l’amélioration de la fertilité des sols et du contrôle des adventices.

l'érosion des sols nuit à leur fertilité
L’érosion des sols, comme dans cette parcelle de tournesol du système témoin implanté en labour, est une problématique caractéristique des coteaux du Lauragais.

Les rotations courtes largement pratiquées en Berry (colza-blé-orge) et en Lauragais (tournesol-blé dur) ont conduit à une dégradation de la maîtrise des adventices. Sur les plateformes Syppre, la pression adventices est importante en dicotylédones et graminées résistantes aux herbicides des groupes HRAC A et B (vulpin en Berry, et ray-grass en Lauragais).

Autre enjeu majeur commun : la fertilité des sols. Dans le Lauragais, les sols de coteaux sont soumis à un risque érosif très élevé, notamment lors des pluies de printemps, qu’il convient de réduire. Dans le Berry, l’amélioration de la fertilité des sols est surtout recherchée pour pallier à la faible capacité de minéralisation des sols argilo-calcaires caillouteux. Ceci afin d’assurer une croissance dynamique et donc une meilleure robustesse des cultures – notamment pour le colza, soumis à de fortes pressions de ravageurs d’automne.

Une refonte profonde des systèmes de culture

Pour répondre aux enjeux locaux et de multiperformance, des orientations stratégiques assez proches ont été adoptées dans les deux situations. Les rotations ont été fortement allongées et diversifiées. Ceci afin, surtout, de rompre le cycle des adventices, mais également des maladies. Des légumineuses ont été insérées en cultures principales et en couverts pour introduire de l’azote symbiotique. Enfin, une forte réduction du travail du sol incluant du semis direct et l’utilisation quasi systématique de couverts végétaux sont mobilisés pour augmenter la fertilité.

Dans le Lauragais, une forte réduction du travail du sol a été mise en oeuvre dès le départ de l’expérimentation pour limiter le risque érosif. Le semis direct est utilisé sur les céréales, le pois d’hiver, les couverts d’intercultures et les cultures dérobées (sarrasin et cultures intermédiaires à valorisation énergétique), avec succès. Le tournesol et le colza, plus sensibles à l’enracinement, sont implantés après passage de strip-till, de même que le sorgho.
En complément, des couverts végétaux sontimplantés quasi systématiquement pour couvrir le sol le plus longtemps possible.

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