Le vulpin, ennemi public N°1

Article publié le 3 avril 2019

Depuis peu, Gilles Sauzet, responsable de Syppre Berry, en a la confirmation : le vulpin qui sévit sur la plateforme est résistant ! un ennemi insidieux. « Dans un contexte où le système de culture traditionnel est basé sur colza/blé tendre/orge, et parfois tournesol et lentille, nous sommes dans une impasse technique pour le désherbage, avec une hétérogénéité de l’efficacité des produits et une réduction progressive des matières actives », explique Gilles.

La rotation du système innovant de la plateforme Berry comprend deux phases. Au cours de la première, derrière colza, on crée une rupture avec des cultures de printemps, tournesol et maïs. « Le blé qui suit le tournesol est vraiment très propre ». Mais, revers de la médaille, les résultats économiques sur les cultures de printemps sont moyens. Dans la deuxième phase, blé tendre/pois d’hiver/blé tendre/orge d’hiver, « on va dans le mur », s’exclame Gilles, car le vulpin est bien présent dans le blé qui suit, il émerge après la levée de la culture et les produits anti-graminées précoces ont des efficacités insuffisantes.

Du côté des moyens de lutte, la herse étrille, en conditions sèches, n’est pas suffisante et le faux semis ne marche pas. On privilégie de plus en plus le semis direct, qui limite les germinations, et la couverture du sol. « On va semer du blé et de l’orge dans un couvert permanent », prédit Gilles. En revanche, pas de pitié pour le vulpin sur le colza, il faut être sévère : « 50 % des parcelles visitées affichent une présence de vulpin ou de ray-grass cette année ». Rotation, pratiques culturales, résultats économiques : « tout est affaire de compromis pour assurer la durabilité du système de culture », conclut Gilles.

Syppre a participé à l’animation du stand Acta au SIA 2019

Article publié le 2 avril 2019

Le projet Syppre a participé à la conception du stand de l’Acta-les instituts techniques lors du dernier salon International de l’agriculture. Clotilde Toqué (ARVALIS) et Paul Tauvel (ITB) ont animé un atelier sur la construction des systèmes de culture avec des supports de type magnets, pour visualiser les alternatives en termes de culture, intercultures, pratiques culturales, résultats techniques et économiques. Cet exercice incite les intervenants de Syppre à concrétiser, en les simplifiant et en les illustrant, les notions de système de culture pour un public non averti.

Syppre a participé à une conférence au SIMA 2019

Article publié le 2 avril 2019

25 février 2019 : Irstea organisait avec l’INRA une conférence au SIMA sur le thème : « Agroéquipements : peuvent-ils contribuer à l’agroécologie ? » Deux tables rondes se succédaient, dont une consacrée à la sortie du glyphosate. Jean-Luc Verdier, responsable de la plateforme Syppre Lauragais, est intervenu pour dire que le remplacement du glyphosate nécessite de trouver des compromis à l’échelle du système de culture par une combinaison de leviers. Mais l’agronomie ne fera pas tout, il y a besoin de techniques et d’équipements nouveaux tels que strip-till, binage des cultures sous couvert, désherbage mécanique ou électrique, etc. en veillant à l’équilibre économique de l’exploitation.

Combattre le ray-grass… sans glyphosate

Article publié le 1 avril 2019

« Le ray-grass, c’est le grain de sable qui grippe le système », affirme Jean-Luc Verdier, responsable de Syppre Lauragais. En effet, le système innovant développé sur la plateforme Syppre en coteaux argilo-calcaires du Lauragais a pour objectif prioritaire de réduire l’érosion des sols. On peut y parvenir en les couvrant au maximum avec des cultures intermédiaires, notamment vis-à-vis des cultures de printemps, en les gardant le plus longtemps possible. Mais il faut bien finir par détruire ces couverts… sans l’aide du glyphosate !

Destruction mécanique du couvert végétal

Quelles sont les alternatives ? Une destruction mécanique, certes, est possible mais pas satisfaisante, « car le ray-grass est là, il s’installe en même temps que le couvert, il s’incruste et il n’est pas sensible à une destruction superficielle type rouleau hacheur de couvert », explique Jean-Luc. Tandis que le désherbage électrique, voire électro-magnétique, n’est pas encore de mise, « plusieurs pistes à l’étude sont testées sur la plateforme du Lauragais », ajoute Jean-Luc : pratiquer davantage de travail du sol pour la destruction du couvert avec des outils de type scalpeur ; revoir l’installation du couvert à l’automne en décalant son semis avant ou après le pic des levées du ray-grass, soit dans la céréale précédente, soit beaucoup plus tardivement.

« Ce n’est donc pas tant une question de glyphosate que d’éradication du ray-grass », résume Jean-Luc Verdier, « pas tant une affaire de traitement phyto que de conduite des cultures et des intercultures ». Avec pour objectif final de rendre le système de culture multiperformant.