Désherbage mixte : l’itinéraire technique en vidéo

Article publié le 7 juin 2021
Quel itinéraire technique a été mis en place pour le pois de printemps, installé sur la plateforme Syppre Picardie en système innovant? A découvrir en vidéo, avec les explications de Nicolas Latraye, ingénieur de développement de Terres Inovia et animateur de la plateforme Syppre Picardie.

Sur la plateforme Syppre Picardie, il a fallu remplacer, cette année, la féverole d’hiver, qui avait gelé en février dernier. Un pois de printemps a été semé le 25 mars dans le système innovant .

Un programme de désherbage mixte a alors été réalisé avec un passage de herse étrille. Il a été couplé, quelques jours plus tard, à un passage de désherbage chimique.

Retour sur cet itinéraire technique  en vidéo, réalisée le 31 mai 2021 par Nicolas Lataye (Terres Inovia), animateur de la plateforme.

Deux nouvelles méthodes testées pour valoriser les intercultures

Article publié le 15 janvier 2021

Afin de tirer le meilleur parti des intercultures longues, deux implantations de couvert ont été initiées sur la plateforme Syppre Picardie : un semis avant pré-buttage des pommes de terre et un autre avec un strip till d’été.

En sortie d’hiver, les couverts intermédiaires ont pu jouer leur rôle. Le bilan, à ce stade de la campagne, est plutôt positif.

Une levée des couverts difficile

Les conditions climatiques de cette année ont rendu les levées des couverts intermédiaires difficiles, en raison de la sécheresse et notamment des rémanences de certains produits phytosanitaires appliqués au printemps dernier.

Pré-buttage de pommes de terre : un sol de meilleure qualité

Depuis deux ans, un couvert a été mis en place sur le pré-buttage de pommes de terre. L’objectif : améliorer la qualité structurale en faisant travailler le sol par les couverts sans avoir à recourir au labour. Le résultat ? En comparaison à l’an dernier, la féverole et les tournesols ont bien levé. « Ces espèces ont jouées leur rôle sur la fixation de l’azote et la structuration du sol », confirme Nicolas Latraye, animateur de la plateforme Syppre Picardie. Petit bémol : la phacélie n’a pas levé, favorisant l’émergence d’adventices par une couverture du sol insuffisante.

Couvert avec phacélie majoritaire sur la campagne 2019-2020 (N.Latraye-Terres Inovia)
Couvert avec féverole et tournesol majoritaires sur la campagne 2020-2021 (N.latraye-Terres Inovia)

La méthode du strip-till d’été testée pour la première fois

Le strip till « profond » était classiquement réalisé à deux périodes de l’année sur la plateforme : au mois d’août pour le semis du colza et en entrée d’hiver pour les cultures de printemps que sont le maïs et la betterave.

Pour le colza : rien ne change, il a encore une fois été implanté avec cette technique, permettant entre autres, de favoriser le développement du pivot.

La technique change pour l’implantation des cultures de printemps. Les conditions climatiques étant de plus en plus pluvieuses en entrée hiver, il est devenu compliqué de trouver un créneau satisfaisant pour réaliser le travail dans des circonstances idéales. Il a même été impossible de réaliser ce strip till d’hiver l’année dernière.

Afin de s’affranchir de cette difficulté de passage, il a donc été décidé d’avancer ce travail du sol afin d’avoir des conditions idéales de portance du sol et une fragmentation optimale sur la ligne de semis. Mais avancer cette date de travail amène un risque dans les sols limoneux du Santerre : voir se refermer le sillon au cours de l’hiver. Afin de limiter cet effet, un couvert de tournesol a été implanté dans les sillons, son système racinaire permettant d’occuper et de structurer le sillon travaillé.

Pour que les adventices ne se développent pas trop, la couverture du sol est complétée par de la phacélie, du trèfle d’Alexandrie ainsi que de la moutarde anti-nématode semée sur toute la parcelle.

Toutes oles espèces sont levées et présentes dans ce couvert (N.Latraye-Terres Inovia)

Tournesol : quel bilan lors de la dernière campagne ?

Article publié le 12 octobre 2020

L’implantation et le développement du tournesol ont été bien menés dans les parcelles du Berry. Les rendements sont néanmoins variables, selon que le type de sol soit superficiel ou profond.

Le tournesol, une plante aux atouts agronomiques intéressants

Le tournesol a un rôle important dans le cadre de la lutte contre les graminées annuelles comme le ray-grass et le vulpin. C’est en raison de ces vertus agronomiques que la plante a été intégrée dans les systèmes de culture d’agriculteurs et de la plateforme d’expérimentation SYPPRE du Berry. Une des clés de la réussite ? « Pouvoir être implantée avec succès à la fois dans les sols profonds que dans les terres superficielles à faible réserve utile, et mettre en place un bon enracinement et une structure de peuplement de qualité », indique Gilles Sauzet, ingénieur de développement chez Terres Inovia et coordinateur de la station SYPPRE Berry.

Un bon enracinement et une structure de peuplement de qualité sont l’une des clés de la réussite.
Crédit photo : G. Sauzet

Ravageurs et sécheresse pendant la campagne

Une dizaine de parcelles ont été suivies de semis à la récolte. Dans 80% des cas, les plantes ont bien levé, en particulier pour les semis précoces (levée les dix premiers jours d’avril). Un petit bémol : des dégâts d’oiseaux sur une parcelle et la présence de limaces sur deux parcelles ont occasionné un re-semis dans les zones concernées qui représentent 15% de la surface.

Les pluies de la fin du mois d’avril ont ensuite permis aux plantes d’avoir une croissance régulière. « Au mois de mai, au stade de bouton, l’indice foliaire était très bon et les plantes très saines, ce qui a permis aux tournesols précoces de conserver un indice foliaire de qualité et d’avoir un très bon remplissage du capitule, en dépit de la sécheresse des deux mois d’été », poursuit Gilles Sauzet. Ce qui n’est pas le cas des plantes plus tardives, qui ont souffert de ces conditions climatiques et ont généré beaucoup moins de graines.

Des tournesols tardifs ont pu souffrir de la sécheresse de juillet et août.
Crédit photo : G.Sauzet

Un rendement variable selon le type de sol

On considère que le potentiel est d’environ 8 à 10 quintaux par hectare pour 100 mm d’eau. En sols superficiels, il a été de 17 à 23 quintaux/ha pour une pluviométrie de 130 à 150 mm et une réserve utile de 70 mm en moyenne. « L’écart est lié à la qualité de la structure du peuplement.» En sols profonds, avec une réserve utile de 120 à 150 mm et une pluviométrie de 150 mm il était en revanche bien supérieur, autour de 30 à 35, selon la réserve utile de ces sols.

Tournesol bio : quel résultat ?

Des tournesols bios ont été installés après de nombreux passages de travail du sol. « On a constaté une très forte levée de ray-grass en même temps que la levée de tournesol, ce qui a nécessité 1 à 2 binages très profitables à la culture. L’agriculteur a choisi de ne pas faire de blé à la suite et de poursuivre son action d’élimination de la graminée avec des cultures de printemps et des faux semis ». La solution dans cette situation ? Revenir donc à une culture de printemps et ne pas hésiter à pratiquer le faux-semis pour détruire les levées successives de ray-grass.

Sans travail du sol : attention aux limaces

Une autre situation s’est présentée sur les parcelles du réseau SYPPRE Berry : un tournesol implanté sans travail du sol, sur un couvert de féverole et avec une qualité structurale et une porosité biologique de très bonne qualité. Résultat : un très bon enracinement, mais l’absence de travail du sol superficiel a généré la présence de limaces, d’où la nécessité d’un re-semis dans les zones concernées. « La solution aurait été de pratiquer un déchaumage au moment de la ponte pour détruire les adultes et les œufs ».

Quels enseignements opérationnels des premières campagnes ?

Article publié le 6 avril 2020

Le 19 mars, Terres Inovia a consacré une webconférence aux enseignements des systèmes de culture innovants mis en place entre 2016 et 2018 sur la plateforme Syppre du Berry.

L’objectif visé

L’enjeu, sur ces bassins de production avec des sols argilo-calcaires, est d’augmenter la fertilité des sols tout en contrôlant mieux les adventices afin de créer des cultures plus robustes.

La stratégie

La plateforme Syppre du Berry travaille à diversifier la rotation, avec deux cultures d’été, l’introduction de légumineuses, des couverts associés. L’objectif est également de diminuer le travail du sol.

Quels enseignements ?

Les plus

-Le contrôle du vulpin s’est nettement amélioré grâce à une succession colza-maïs-tournesol efficace ;

-On note la valorisation de l’azote et la performance du colza associé qui intervient après la lentille et le blé dur ;

-Le système de culture permet des couverts en interculture à la fois courts et longs.

Les moins

-Le vulpin est moins bien maîtrisé avec un mélange pois/blé ;

– Le vulpin est insuffisamment contrôlé seulement avec une succession de quatre cultures d’hiver à forte influence céréalière.

Il est encore trop tôt pour savoir si ce système est réaliste à l’échelle d’une exploitation et économiquement intéressant.

Quid de la campagne 2018-2019 ?

Au vu des enseignements sur les deux premières campagnes, il faut noter que la réussite de l’implantation est indispensable et que le choix des cultures est peut-être à repenser. L’impact climatique est également un facteur important à prendre en compte. La non-utilisation du glyphosate remet en cause des stratégies positives, telles que le stockage du carbone, des adventices qui lèvent moins et un travail du sol réduit ou une absence de travail peu propice à la germination des adventices.

Les solutions envisagées passent par :

-Une couverture du sol permanente pour augmenter la fertilité et la qualité structurale du sol ;

– Un labour et un travail du sol systématiques (en absence de glyphosate), avec des couverts en intercultures et une implantation facilitée lors de séquences humides.

Colza : quel bilan à la sortie de l’hiver?

Article publié le 27 février 2020

Sur les parcelles des agriculteurs partenaires des plateformes Syppre, les colzas implantés à l’été 2019 se révèlent sains et robustes.

Sur les 43 parcelles pilotées par les agriculteurs, l‘enjeu principal est de réussir la levée avant le 1er septembre (voire début septembre pour les sols légers)  pour mettre en place des colzas robustes, faisant preuve de résilience face aux agressions multiples et face aux écarts climatiques.

Etre prêt à semer tôt

L’automne a été très favorable à la croissance des colzas à partir du 25 septembre. Malgré les températures élevées entre la levée et 4 feuilles, les colzas levés précocement résistent très bien, leur croissance est de meilleure qualité qu’en 2018. Mais le déficit de pluies lors des premiers semis de colza a entraîné souvent des travaux en sol sec, l’absence de travail est à privilégier dans ce contexte climatique en sols bien structurés. La grande majorité des parcelles sont levées au plus tard le 25 août. Les levées plus tardives, début septembre, concernent les colzas semés fin août en milieu limono-sableux.

Un conseil : anticiper les interventions

Il est nécessaire d’anticiper (dans l’interculture précédent celle du colza) les interventions profondes pour implanter un colza ou alors d’intervenir très tôt après une récolte précoce. Il est indispensable d’être prêt à semer tôt et se montrer réactif lors de prévisions de pluies. Etant donné les températures estivales élevées, l’assèchement est rapide et intense, il convient donc d’éviter les travaux tardifs, proches du semis pour que le colza profite au maximum des quelques millimètres disponibles.

Une fertilisation azotée précoce et une quasi-absence d’insecticides

Le comportement du colza en entrée d’hiver est excellent, même en sol argilo-calcaire superficiel. Dans ces situations pédologiques, une fertilisation azotée et phosphatée précoce a été fréquente (30 unités d’azote au plus tard fin août en plein, ou en localisé quand c’est possible ). La qualité des croissances automnales a permis de limiter les interventions contre les insectes d’automne, adultes et larves. Ainsi, 72% des parcelles n’ont pas reçu d’insecticide de la levée à la sortie hiver.

Une lutte nécessaire contre les adventices

De nombreuses parcelles ont été protégées contre les dicotylédones, en décembre. Les levées tardives d’adventices (octobre) et leur croissance très modérée ont permis ces interventions tardives dans un contexte de faible pression. Les interventions anti-graminées ont souvent été très précoces (repousses de céréales).

Ainsi, les plantes sont dans l’ensemble saines (pétioles), sans larves dans le cœur de la plante. L’objectif est d’obtenir, en avril, des parcelles propres, avec au moins 85 % de plantes saines et des poids frais aériens supérieurs à 4 000 gr/m² en sols superficiels et 4 500 à 4 000 gr/m² en sols plus profonds.

Une levée précoce pour des colzas sains

Article publié le 17 décembre 2019

Sur la plateforme Syppre du Berry, les colzas, levés précocement, font état d’une belle croissance.

Sur la plateforme Syppre, tous les colzas levés mi-août ont aujourd’hui de belles biomasses, comprises entre 1,2 et 2 kg. Qu’ils soient implantés dans des sols superficiels ou légèrement plus argileux, les colzas de la plateforme sont de couleur vert foncé, ce qui illustre un état azoté de bonne qualité. Ces observations visuelles ont été validées par des mesures de teneurs en azote.

Dans cette région, les semis ont été effectués au bon moment, soit après une pluie significative de 15 mm au moins, entre le 7 et le 13 août. Conséquence ? « Les levées sont précoces, autour du 15 août et la croissance du colza a été très dynamique après le stade 5 feuilles avec l’arrivée des pluies le 22 septembre », observe Gilles Sauzet, coordinateur de la plateforme Syppre du Berry pour Terres Inovia.

Les colzas profitent maintenant d’une bonne minéralisation. « Ces colzas précoces sont très peu élongués, les densités sont modérées entre 15 et 25 plantes par mètre carré. A ce jour ils n’ont reçu aucun insecticide et les observations réalisées sont très rassurantes quant à leur état sanitaire ».

Une nouvelle fois, l’anticipation au niveau de la préparation de sol et la réactivité pour décider de semer ont permis de réussir l’implantation de colzas, très peu soumis aux contraintes des divers bio-agresseurs présents de la fin de l’été jusqu’au début de l’hiver. L’association de légumineuses, de biomasses significatives (400g/m² au moins), renforce ce constat de robustesse et de bonne mise en place du potentiel.

Le vulpin, ennemi public N°1

Article publié le 3 avril 2019

Depuis peu, Gilles Sauzet, responsable de Syppre Berry, en a la confirmation : le vulpin qui sévit sur la plateforme est résistant ! un ennemi insidieux. « Dans un contexte où le système de culture traditionnel est basé sur colza/blé tendre/orge, et parfois tournesol et lentille, nous sommes dans une impasse technique pour le désherbage, avec une hétérogénéité de l’efficacité des produits et une réduction progressive des matières actives », explique Gilles.

La rotation du système innovant de la plateforme Berry comprend deux phases. Au cours de la première, derrière colza, on crée une rupture avec des cultures de printemps, tournesol et maïs. « Le blé qui suit le tournesol est vraiment très propre ». Mais, revers de la médaille, les résultats économiques sur les cultures de printemps sont moyens. Dans la deuxième phase, blé tendre/pois d’hiver/blé tendre/orge d’hiver, « on va dans le mur », s’exclame Gilles, car le vulpin est bien présent dans le blé qui suit, il émerge après la levée de la culture et les produits anti-graminées précoces ont des efficacités insuffisantes.

Du côté des moyens de lutte, la herse étrille, en conditions sèches, n’est pas suffisante et le faux semis ne marche pas. On privilégie de plus en plus le semis direct, qui limite les germinations, et la couverture du sol. « On va semer du blé et de l’orge dans un couvert permanent », prédit Gilles. En revanche, pas de pitié pour le vulpin sur le colza, il faut être sévère : « 50 % des parcelles visitées affichent une présence de vulpin ou de ray-grass cette année ». Rotation, pratiques culturales, résultats économiques : « tout est affaire de compromis pour assurer la durabilité du système de culture », conclut Gilles.

Syppre a participé à l’animation du stand Acta au SIA 2019

Article publié le 2 avril 2019

Le projet Syppre a participé à la conception du stand de l’Acta-les instituts techniques lors du dernier salon International de l’agriculture. Clotilde Toqué (ARVALIS) et Paul Tauvel (ITB) ont animé un atelier sur la construction des systèmes de culture avec des supports de type magnets, pour visualiser les alternatives en termes de culture, intercultures, pratiques culturales, résultats techniques et économiques. Cet exercice incite les intervenants de Syppre à concrétiser, en les simplifiant et en les illustrant, les notions de système de culture pour un public non averti.

Syppre a participé à une conférence au SIMA 2019

Article publié le 2 avril 2019

25 février 2019 : Irstea organisait avec l’INRA une conférence au SIMA sur le thème : « Agroéquipements : peuvent-ils contribuer à l’agroécologie ? » Deux tables rondes se succédaient, dont une consacrée à la sortie du glyphosate. Jean-Luc Verdier, responsable de la plateforme Syppre Lauragais, est intervenu pour dire que le remplacement du glyphosate nécessite de trouver des compromis à l’échelle du système de culture par une combinaison de leviers. Mais l’agronomie ne fera pas tout, il y a besoin de techniques et d’équipements nouveaux tels que strip-till, binage des cultures sous couvert, désherbage mécanique ou électrique, etc. en veillant à l’équilibre économique de l’exploitation.

Combattre le ray-grass… sans glyphosate

Article publié le 1 avril 2019

« Le ray-grass, c’est le grain de sable qui grippe le système », affirme Jean-Luc Verdier, responsable de Syppre Lauragais. En effet, le système innovant développé sur la plateforme Syppre en coteaux argilo-calcaires du Lauragais a pour objectif prioritaire de réduire l’érosion des sols. On peut y parvenir en les couvrant au maximum avec des cultures intermédiaires, notamment vis-à-vis des cultures de printemps, en les gardant le plus longtemps possible. Mais il faut bien finir par détruire ces couverts… sans l’aide du glyphosate !

Destruction mécanique du couvert végétal

Quelles sont les alternatives ? Une destruction mécanique, certes, est possible mais pas satisfaisante, « car le ray-grass est là, il s’installe en même temps que le couvert, il s’incruste et il n’est pas sensible à une destruction superficielle type rouleau hacheur de couvert », explique Jean-Luc. Tandis que le désherbage électrique, voire électro-magnétique, n’est pas encore de mise, « plusieurs pistes à l’étude sont testées sur la plateforme du Lauragais », ajoute Jean-Luc : pratiquer davantage de travail du sol pour la destruction du couvert avec des outils de type scalpeur ; revoir l’installation du couvert à l’automne en décalant son semis avant ou après le pic des levées du ray-grass, soit dans la céréale précédente, soit beaucoup plus tardivement.

« Ce n’est donc pas tant une question de glyphosate que d’éradication du ray-grass », résume Jean-Luc Verdier, « pas tant une affaire de traitement phyto que de conduite des cultures et des intercultures ». Avec pour objectif final de rendre le système de culture multiperformant.